Son caractère
(Source : « Le Westie » aux éditions Artémis).
Le westie est un chien qui n'a pas froid aux yeux et sa bravoure est ancrée rn lui depuis des générations. A se faufiler dans les terriers, prêt à affronter renards et blaireaux, il a fini par maîtriser les difficultés et cultiver le sens de l'initiative. C'est donc un boute-en-train qui insuffle une bonne dose de dynamisme au sein de la maisonnée. Intrépide, infatigable, il donne l'image d'un battant et son passé auprès des Highlanders, inlassables guerriers, a sans doute joué un rôle important dans son caractère impétueux. Elevé à la dure dans les hautes terres d'écosse, il n'a rien d'un chien douillet.au point qu'il supporte de rester seul mieux qu'un autre chien.
C'est pour toutes ces qualités de courage et d'énergie qu'il a été jadis apprécié, et ce sont les mêmes vertus qui font aujourd'hui les raisons de son succès.
Encore faut-il ajouter que le westie se distingue de la famille des terriers laquelle il appartient parce qu'il en possède toutes les qualités, mais il est dépourvu des défauts.
Cette formule, chère aux inconditionnels du westie, st une analyse objective qui résume bien la personnalité de cet adorable chien blanc.
Un joyeux drille
Sa gaieté est permanente et tous ceux qui côtoient un westie reconnaissent que ce chien est bon pour le moral. On raconte même qu'un psychiatre n'a pas hésité à prescrire la compagnie d'un westie à une de ces patientes en pleines déprime.
Il faut voir comme il frétille de la queue, sensible au moindre geste, à la moindre caresse qu'on lui accorde, et manifestant sa joie qui se lit non seulement à travers les battements de sa queue mais dans ses yeux qui brillent qui comme des étoiles.
Vif et attentif, il guette sans arrêt son maître pour deviner ses intentions, et s'il s'aperçoit qu'il est le point de mire, alors le roi n'est pas son cousin.
Notre fier westie prend ses allures hautaines et comme frimeur, il se pose là.
Ce chien qui remporte tant de succès en exposition se pavane telle une star comme s'il était conscient de sa beauté. A moins que dans le regard des siens, il ne mesure tout l'effet qu'il produit - on l'admire tant il est éblouissant - car le westie, ce n'est pas exagéré de le dire, comprend tout.
Un charme fou
Pour peu qu'on l'applaudisse lorsqu'il fait le beau, il en rajoute, très conscient qu'il faut épater la galerie, et user de son charme.
Alors il n'hésite pas à se mettre encore plus en valeur, et, la tête haute et la queue en l'air, il fait son numéro. On ne saurait succomber à ce charme de petit chien blanc qui, de surcroît, saisit tellement bien notre langage qu'il répond.
Pour signifier qu'il a parfaitement compris, il le fait à sa manière, c'est-à-dire façon westie, en tortillant des fesses et en pointant son nez vers le ciel, le tout en chantant - sa romance se traduit phonétiquement en wou-wou.
Ce dialogue, qui ‘instaure avec le westie, renforce la relation établie avec ce chien car on a toujours la sensation d'être parfaitement compris et que le message est reçu cinq sur cinq.
Le langage bien à lui
Lorsqu'on le caresse, par exemple, on sait le plaisir qu'il ressent. Il le manifeste par ses « humf-hum », sorte de demi-étouffement, à mi-chemin entre l'extase que lui procure l'amour de son maître et la gêne respiratoire qu'engendre cette explosion de bonheur.
Le westie est expansif est exubérant, ne cache rien de ce qu'il ressent ni de ce qu'il attend. Il est toujours à l'affût, en quête de câlins et de paroles, mais aussi de jeu. Il lui faut à tout prix dépenser son énergie, mettre à profit sa grande vitalité et, au besoin, entraîner son maître ou les enfants vers une nouvelle aventure.
Toujours en l'avant, c'est un peu sa devise, et c'est sans doute pour cela que sa compagnie est bénéfique et positive.
Et s'il faut lui faire un reproche - car on ne pourrait croire à la perfection -, on lui trouverait ce petit défaut : il est capable d'entraîner les enfants à faire des bêtises, et même si cela sème la bonne humeur chez les bambins, on se doit d'avoir un œil sur ce petit bandit - rappelons que c'est la traduction pure est simple du mot Scot, et que le scotch, ce chien écossais, est impliqué dans la lignée des westies.
De l'action avant toute chose
L'action est ce qui motive le westie et correspond à son bonheur.il faut toujours qu'il bouge, qu'il coure, qu'il joue, qu'il fasse le clown, ou bien que son esprit soit captivé. Il est d'ailleurs suffisamment malin pour attirer l'attention de son maître, avec sa queue qui remue et sa bouille qui respire la joie de vivre.
Il est même capable de sourire : il lui suffit de retrousser les babines, mais il est vrai que tous les westies ne parviennent pas à ce stade de parfaite communication. Je ne saurais trop conseiller, lorsque le westie se met à sourire, d'encourager immédiatement son compagnon afin qu'il prenne l'habitude de se montrer sous son plus beau jour. Car il peut le faire sur demande. Il faut dire que le westie est réceptif aux désirs de son maître et qu'il sait donner satisfaction.
Il est d'autant plus coopératif si on lui demande de faire des tours car c'est l'un de ses hobbies.
Il est courant de voir le westie se poser sur les fesses, mettant les pattes avant en l'air, et pouvant rester dans cette position pendant plusieurs minutes.
Tout lui semble naturel et facile et, d'une séquence à l'autre il peut jouer les chiens de cirque, les vedettes de cinéma en gardant toujours le beau rôle.
Les clés du langage
Bien conscient du succès qu'il engendre, le westie est tout naturellement impliqué dans la vie de famille et fait preuve d'un esprit de participation qui ne fait qu'évoluer avec l'âge. Il enregistre faits et gestes des siens et les paroles s'inscrivent dans son répertoire sans difficulté.
Par exemple, lorsqu'on le fait jouer et qu'on lui demande de chercher un objet, il apprend très vite à rapporter le briquet ou la balle selon ce qu'on lui demande et sans se tromper.
Une de ses grandes qualités est sa bonne compréhension des événements et des gens.
Il s'adapte tout naturellement aux humeurs de son maître et si l'on n'est pas disponible pour participer à ses jeux, le westie ne devient pas un chien fou qui aboie encore plus fort pour imposer sa loi, au contraire, il n'insiste pas, s'efface et attend.
Ce chien que l'on aime pour son exubérance peut aussi se faire discret, patient, réservé, et cela fait partie des atouts majeurs lorsque l'on vit avec un westie.
Il sait non seulement se plier aux volontés de son maître, mais il saisit les non-dits, et en fonction des circonstances, adopte l'attitude adéquate.
Il fait sien le rythme de son maître. Ouvert, il est aussi sociable et ce, parce qu'il a, de tout temps, été habitué à vivre en groupe.

